jeudi 30 septembre 2010

Tu vois la lune d'Agnès de Lestrade illustrations d'Anaïs Bernabé











Quatrième de couverture:

Papa et maman ont dit qu'on partirait demain.
Papa a montré la lune qui brillait dans le ciel et a dit que c'était là qu'on irait.

Note de l'éditeur: C’est un long voyage décrit par une jeune fille en quête d’un endroit où la vie deviendrait enfin acceptable, où l’eau, richesse inestimable, serait toujours disponible, où le bonheur serait enfin à porter de main. « Tu vois la Lune » nous donne toute l’ampleur de cette traversée vers un autre monde.
Une histoire touchante sur l’exode vue par une jeune fille, qui dans son innocence nous offre la simplicité de ses mots pour décrire un moment qui nous touche au cœur. Les illustrations nous transportent avec grâce et force donnant à cette lecture toute sa dimension humaine.
Un album émouvant!!!
Quand un soir un papa annonce à sa petite fille qu'ils partiront demain pour la lune, c'est tout un monde qui se met en place dans l'esprit de l'enfant.
Mais le chemin vers la lune va se révéler semé d'embûches, parfois il faut se cacher sous des bâches au fond de la cale d'un bateau, parfois, il faut apprendre à retenir son souffle...
Bien sûr notre regard d'adulte comprend assez vite les enjeux qui se cachent derrière cette histoire pour les petits: bien loin de la poésie et des couleurs magnifiques utilisées par Anaïs Bernabé, mais grâce à l'écriture délicate d'Agnès de Lestrade, on est transportés, on prie pour que tout se passe sans encombres pour cette famille qui pour survivre n'a d'autre choix que de fuir son pays pour un nouvel ailleurs!
C'est un album différent, très intéressant pour aborder des sujets délicats avec les enfants tels que l'immigration, la clandestinité, la pauvreté... sans tomber dans des considérations politiques qui n'ont pas lieu d'être pour des enfants.
C'est un album sensible merveilleusement bien écrit dont les illustrations sont justes. Les couleurs sont merveilleuses: une très belle découverte.

EAN13: 9782917204313
Retrouvez tout l'univers d'Anaïs Bernabé dans la petite galerie des illustrateurs...
Pour lire l'interview d'Agnès de Lestrade cliquez Ici

vendredi 24 septembre 2010

Prune et Rigoberto d'Alex Cousseau




Quatrième de couverture:

Toute une classe en pyjama au bord de la piscine, ça pourrait avoir l'air comique.
C'est ce maître nageur qui s'est mis en tête de leur apprendre à nager tout habillés ! Et le pyjama de Rigoberto qui lui tombe sur les pieds, ça pourrait être comique aussi. Pourtant, cette fille, Prune, elle n'a pas l'air de rigoler, elle a même des larmes au fond des yeux. Rigoberto n'arrête pas de la regarder. Il a envie de lui parler, de la faire rire, mais son cœur bat trop fort. Qu'est-ce qu'il lui chuchote son cœur ? Qu'il est amoureux peut-être ?


Quand l'amour touche les plus jeunes...

Un adorable petit roman dès 9 ans à déguster sans modération. Alex Cousseau dépeint avec beaucoup de douceur et de poésie ce premier émoi amoureux entre Prune et Rigoberto. On plonge avec eux dans cette tendre histoire, on boit la tasse, on refait surface mais surtout on prend une bonne bouffée d'oxygène.
J'adore...

Un petit extrait pour la plaisir:
(note de Thalie)Rigoberto plonge à la renverse dans la piscine sous l'insistance de Gilou, le maître nageur, et cela lui fait tout drôle...
Voilà... c'est ça... je suis dans un rêve liquide... je suis dans une larme de Prune et je m'échappe de ses yeux... je coule sur son visage... c'est doux... je glisse sur ses lèvres qui nouent et se dénouent... doucement... j'espère qu'elle va m'avaler... mais non... elle ferme la bouche... je continue jusqu'à son menton... et c'est le vide... le vide... c'est le vide qui m'avale....


EAN13: 9782841568048

dimanche 19 septembre 2010

Dans la tête de Monsieur Adam de Sigrid Baffert illustré par Jean-Michel Payet
















Quatrième de couverture:

Monsieur Adam est écrivain.
En allant laver sa voiture, ce matin, il ne sait pas encore qu'une histoire est en train de germer dans sa tête. Une histoire qui va grandir peu à peu jusqu'à ce que bientôt des personnages apparaissent, des mots surgissent. Une histoire qui peut-être, un jour, deviendra un livre...


Enseignants, ce livre devrait vous plaire: pas à pas Sigrid Baffert nous plonge dans la tête d'un écrivain et tente de répondre (avec beaucoup de talent, croyez moi) aux questions que se posent les enfants sur le métier d'écrivain!

Alors là, je suis totalement fan! Vous le savez j'aime beaucoup ces deux auteurs que j'ai découvert entre autres, grâce aux Blue cerises où Sigrid Baffert écrit le personnage d'Amos et Jean-Michel Payet celui de Satya.
Et bien voici réunis les deux complices pour un album surprenant, original et INDISPENSABLE sur comment "naissent les histoires". Quel personnage mieux indiqué que monsieur Adam pour raconter cette genèse? Les illustrations sont géniales et le texte est très bon. Les deux se marient à merveille. Je me suis délectée. C'est bourré d'humour et de tendresse. Un vrai bonheur!!!

EAN13: 9782745942418
Merci aux Editions Milan pour cette superbe découverte!

mercredi 15 septembre 2010

Thalie à la rencontre de Gabriel Martiarena



Pour le deuxième numéro de cette rubrique, je voulais mettre l'accent sur un jeune auteur de talent qui m'a beaucoup émue avec son premier roman Pêle-Mêle Polly (coll. Médium, éd.Ecole des Loisirs). Un roman magnifique et bouleversant sur l'absence, la quête d'identité, servi par une écriture poétique et forte.
Un petit bijou, à savourer d'urgence! (dès 15 ans)
Découvrir le billet sur le roman
Gabriel Martiarena a eu la gentillesse de se prêter au jeu et je l'en remercie beaucoup.

Quel livre vous a conduit à l'écriture?

Il m’est difficile de déterminer avec certitude la lecture qui m’a conduit à
l’écriture, tout comme il est délicat pour moi de définir mon univers littéraire. Les
rencontres avec l’écriture dépassent le seul cadre de la littérature et comment
savoir si un roman plus qu’une chanson, un film ou un tableau vous pousse à écrire.
Bien sûr je pourrais citer Nietzsche, Proust, Zweig, Garcia Lorca, Camus,
Senghor…parmi tant d’autres. Mais à ces auteurs je ne peux manquer d’adjoindre
un éventail de références artistiques qui guide mon travail. Je rêverais pouvoir écrire
avec un raffinement, une intelligence et un caractère semblables à ceux que Sempé
imprime dans son dessin, Hammershoi et Signac dans leur peinture, Jon Hamm
et Bruno Cremer dans leur jeu, Leonard Cohen et Alain Bashung dans leur chant,
Richard Avedon et Willy Ronis dans leurs clichés, Oxmo Puccino et Fabe dans leur
flow, Alan Ball dans les épisodes de Six Feet Under…

Est-ce que cela a été difficile pour vous de trouver un éditeur (de nombreuses
personnes caressant le doux rêve d'être publié un jour)?


J’ai adressé mon roman par la poste à quatre éditeurs et encore aujourd’hui
je mesure l’immense chance qui fut la mienne d’avoir été lu et retenu par l’un d’entre
eux. C’est un peu comme avoir gagné à la loterie. Tout est si fragile dans le parcours
d’un manuscrit que l’on ne peut qu’éprouver un vertige à l’idée que tout aurait pu
tourner autrement.
Étant enfant, les affiches de l’école des loisirs tapissaient les murs de ma
chambre, j’ai grandi en lisant ses albums, ses romans, en évoluant sans cesse dans
l’univers esthétique bien propre à cette maison d’édition. J’ai toujours eu une grande
admiration pour son désir de surprendre le lecteur plutôt que de le flatter. Cette
attitude dénote un grand respect pour le lecteur, une confiance en son intelligence,
une invitation à se connaître, se reconnaître.
En écrivant Pêle-mêle Polly, je rêvais fébrilement que mon héroïne soit inscrite
à l’école des loisirs. Lorsque Geneviève Brisac m’a contacté, j’ai éprouvé un réel
soulagement, une euphorie tranquille.

Parlez-nous de Polly, ce personnage vraiment atypique et terriblement attachant?

Polly ne connaît pas son père, ou si peu. A l’âge de six ans elle passa une
unique après-midi en sa compagnie. Depuis elle poursuit le souvenir de cette
journée, cherche sans répit à rattraper l’éternel absent au risque de glisser hors
du monde. Sauvage, elle chemine solitaire dans les pas invisibles du fuyard,
grandit dans l’ombre fantomatique du père envolé. Déconstruisant le réel pour
mieux remodeler l’histoire incomplète de sa famille, Polly collectionne les indices
imprécis, les témoignages factices, dérobe des reliques séduisantes à des mémoires
étrangères. Détective maladroite à la quête incertaine, Polly se perdra davantage en
retrouvant la trace du fugueur.
Son histoire s’apparente à un puzzle très incomplet, aux contours flous, aux
teintes estompées. Pour le parfaire, elle emprunte à des puzzles achevés mais
anonymes des pièces à la découpe enjôleuse, aux chantournements harmonieux,
qu’elle force à s’insérer dans son casse-tête en mosaïque. Polly a en horreur
la carence, elle refuse de se satisfaire d’un portrait familial interrompu au stade
de l’esquisse. Elle glane des souvenirs, les récupère, les réassemble, se les
réapproprie. Pour supporter les imprécisions consubstantielles à toute mémoire
familiale, elle partira en quête d’indices authentiques qui, bien que rares, l’aideront à
enraciner l’arbre identitaire sur lequel pousseront les fruits à nouveau sains de son
imagination. Se résoudre à être ce qu’elle n’est pas, comprendre le cheminement de
son père afin de trouver sa voie pour parler enfin de sa propre voix, voici l’enjeu.

« Ici pas de place pour s’égarer » : Polly décalque cette phrase gravée sur
le mur d’un ancien internat. Pourquoi cette formule l’obsède-t-elle tant ?


On peut imaginer que son auteur se lamentait de son enfermement, de la
promiscuité entre les élèves, de la claustrophobie que fait naître toute réclusion.
L’enfant voudrait pouvoir se perdre, qu’on lui laisse cette possibilité. A l’inverse, Polly
n’a pas d’autre choix que d’être perdue, vivre avec l’absence c’est exister au creux
d’une sphère que l’on cherche à remplir. Polly s’épuise à trop vouloir combler ce
manque, à arpenter une terre sans limites, dans son monde il y a bien trop de place
pour s’égarer. Se perdre est un plaisir flegmatique, un appétit serein, une douce
frayeur, quand on sait pouvoir, tôt ou tard, retrouver trace d’un chemin familier, or
cette assurance se refuse à Polly. Claustrophobie et peur du vide sont parentes
au sens où elles provoquent mêmes vertiges implacables, semblables paniques
nauséeuses.

Quelle définition donneriez- vous de l’écriture?

En un sens vivre avec l’absence est la source même de l’écriture qui permet de
poser de manière arbitraire les repères que le réel nous a toujours refusés. Écrire
consiste souvent à s’arranger avec la vérité, truquer, ruser, feinter, choisir comme
réalité le mensonge le plus vraisemblable. En bâtissant un roman on fixe les limites
de notre errance, de notre goût capricieux pour le nomadisme, l’enclos dans lequel
il sera possible de tranquillement s’abandonner, partir à la dérive, certains que
nous sommes que notre fuite trouvera son achèvement…au bout d’une ligne, d’un
paragraphe, d’un chapitre.

samedi 11 septembre 2010

Je te vois de Gregg Hurwitz



Quatrième de couverture:

Quand il se réveille sur son lit d'hôpital, Andrew Danner a perdu la mémoire.
Deux nouvelles l'attendent : la bonne ? Sa tumeur au cerveau a été opérée avec succès. La mauvaise ? Le cadavre éventré de sa petite amie n'était pas encore froid quand on l'a retrouvé à ses pieds. C'est assez pour plaider l'amnésie, la démence passagère, mais trop gros pour s'en contenter. D'autant qu'il est lui-même écrivain de romans policiers et qu'une telle conclusion ferait un rien bâclée. Toute l'affaire réside dans ce trou noir de quelques heures.
Alors Drew ausculte sa mémoire, reconstitue, enquête, se filme, s'écrit... A-t-il vraiment pu oublier un tel acte? Encre et sang n'ont pas fini de couler...


Pas mal!!!

Vous savez à quel point il est difficile de parler d'un thriller sans trop en dire aussi je vais essayé de vous expliquer en quoi c'est une bonne lecture sans trop en dévoiler.
Le pitch: un écrivain de polar est retrouvé inanimé à côté de son ancienne maîtresse éventrée. Il est accusé du meurtre mais sera acquitté car il avait une tumeur au cerveau qui l'a rendu amnésique. Ne pouvant se satisfaire du verdict, il cherche à savoir si oui ou non il est bien le meurtrier de Geneviève.
A qui se fier? Est-il en train de devenir fou? Schizophrène? Meurtrier? Ou bien une sombre histoire de manipulation?
J'ai bien aimé sans dire que ce soit le meilleur thriller au monde. Ceux qui aiment découvrir la vérité à la fin seront servis, et ça, moi ça me plaît. Des personnages à fleur de peau, des retournements de situations, des surprises sont les ingrédients qui font prendre "la sauce". Pas mal!

EAN13: 9782266200745

jeudi 2 septembre 2010

Le challenge de Parfums de Livres

Voilà un petit moment que je voulais faire un challenge aussi je me lance la boule au ventre en espérant que cela vous plaira et que vous accepterez de vous prêter au jeu (pardonnez-moi pour les logos mais c'est de l'authentique, je ne suis pas très douée pour l'informatique lol):
Le challenge sera ouvert jusqu'en mai 2011!!! afin de vous laisser le temps de vous replonger dans vos souvenirs...
Voici les règles:
3 catégories au choix (vous pouvez en faire plusieurs si vous le souhaitez):














1)Je retombe en enfance (vive la maternelle et l'école primaire):
Vous présenterez:
-Un album qui a marqué votre enfance.
-Une comptine/un poème/une chanson qui a compté ou compte encore beaucoup pour vous.
-Une photo avec un objet qui représente l'enfance pour vous accompagnée d'un texte/anecdote lié(e) à cette image.
-Une recette de cuisine.



















2)Retour de l'adolescence (collège/lycée):
Vous présenterez:
- 1 recette de cuisine typique "ado"
- 1 chanson
- 1 roman, une BD ou un manga
- 1 photo avec un objet qui représente l'adolescence pour vous avec un texte qui raconte une histoire/anecdote.













3)Les années fac:
Vous présenterez:
- 1 recette de cuisine.
-"LE" roman/pièce de théâtre/poésie incontournable pour vous
- 1 chanson
- 1 photo avec un objet qui représente ces années là pour vous avec un texte qui raconte une histoire/anecdote.

J'espère que vous serez nombreux à jouer le jeu. Vous pouvez relever ce challenge en famille si vous le souhaitez, l'avis/billets d'enfants ou d'ados sont les bienvenus. Inscrivez-vous en commentaires et n'oubliez pas de m'envoyer vos liens pour que je puisse les classer. Bon challenge à vous (bien sûr, je compte participer lol)

mercredi 1 septembre 2010

L'amour frappe toujours deux fois de Stéphane Daniel



Une suite truculente!!!

Avis de quelques grands noms de la littérature jeunesse:

"Si j'avais dix-sept ans, je tomberais raide amoureuse de Gaspard Corbin mais puisque j'ai quelques années de plus, je l'adopte", Anne-Laure Bondoux.
"Ce Gaspard, on adore l'avoir pour convive, ne vous privez pas de l'inviter à votre table de nuit", Hubert Ben Kemoun.
"Où l'on retrouve Gaspard tel qu'en lui-même, beau parleur, et matamore inquiet, solide en amitié, le cœur affolé. Et on rit à chaque réplique", François Place.


Totalement conquise par cette lecture!!!

J'ai plongé une fois de plus la tête la première et c'était divin. Encore une fois j'ai beaucoup ri.
On retrouve notre Gaspard à la rentrée. Les vacances idylliques sont loin et c'est le retours à la réalité. Retrouvailles avec les vieilles connaissances de l'année dernière, apparition de nouveaux personnages... Notre nigaud va se retrouver une fois de plus en fâcheuse posture mais il n'est pas seul et parfois l'aide vient de là où on ne l'attend pas... comme les coups bas...
Je ne vous en dit pas plus. (D'une part pour ne pas gâcher ce qui se passe dans le premier volume, d'autre part parce que je pense que trop en dire sur le contenu d'un livre peut parfois être dommageable).
Une écriture formidable, très actuelle. On redevient ado en lisant ce livre. Impossible de la lâcher avant la dernière ligne. Bravo aux éditions Rageot que j'adore car il y a de vrais talents chez eux et que je me régale à chaque fois (et puis aussi parce que Pierre Bottero était édité chez eux, mais ça, c'est une autre histoire ;)). ENCORE!!!
Gaspard Corbin est sur facebook: retrouvez-le sur ce Lien

EAN13: 9782700234473
PS: 9.80€ seulement en librairie...