vendredi 28 juin 2013

Cruelles de Cat Clarke

Date de parution : 06/06/13
Éditeur : Robert Laffont
Collection : R
ISBN : 978-2-221-13409-2
Nb. de pages : 419 pages
Prix: 17.90€
 
Note: 3.5/5
 
Découvrez Confusion du même auteur sur Parfums de Livres
 
Quatrième de couverture:
 
Alice King ne s’attend certes pas aux vacances de sa vie lorsqu’elle part avec sa classe pour un séjour dans la nature écossaise, mais elle n’est pas non plus préparée à la tournure plus que cauchemardesque que vont prendre les événements. Alice et sa meilleure amie Cass sont coincées dans une cabane avec Polly, l’associale de service, Rae, la gothique aux terribles sautes d’humeur et Tara, la reine des pestes.
Populaire, belle et cruelle, cette dernière prend un malin plaisir à humilier les autres. Cass décide qu’il est grand temps de donner à Tara une leçon qu’elle n’est pas prête d’oublier. Va alors se mettre en marche une succession d’événements qui vont changer la vie de ces filles à tout jamais. Une irrésistible histoire de secrets coupables et d’amitiés troubles…
  
 
Cruelle jeunesse...
 
Parfois il suffit d'un rien pour que tout dérape. La vengeance peut parfois révéler la vraie nature des gens. Cruelles est un roman... cruel!
Alice se retrouve bien malgré elle embarquer dans un tourbillon d'horreur. Elle qui devait passer une semaine de vacances au milieu de la nature écossaise avec sa classe, une situation banale somme toute, va se retrouver au cœur d'un véritable cauchemar. Tara, son ex meilleur amie, devenue ennemie public numéro un, a disparu sans laisser de trace. Accident, noyade? Que s'est-il passé?
Alice semble en savoir beaucoup plus qu'elle ne devrait, ou qu'elle n'aimerait.
Et puis, quand Jack, le frère de Tara, refait surface plus beau que jamais et qu'il s'intéresse à elle, Alice va vite se retrouver dans une drôle de situation. Tiraillée entre les élans du cœur et ceux de sa raison, fera-t-elle le bon choix?
Que sait-elle vraiment?
 
Un bon moment de lecture. Une histoire vraiment rude car pourrait être tirée de faits réels. Parfois les adolescents à force d'être persécutés basculent un jour en mode vengeance. Aveuglés, ils ne se rendent pas compte que leurs actes peuvent se révéler dangereux. Alice se retrouve au cœur d'une sombre histoire de vengeance. Tiraillée entre l'envie de dire la vérité et ainsi se libérer d'un lourd fardeau, et la loyauté envers ses amies; il suffira qu'un grain de sable, représenté par Jack, pointe le bout de son nez pour ébranler ses conviction. Alice est une jeune fille droite mais elle sait que le silence peut se révéler coupable, et rompre ce même silence peut faire basculer sa vie et celle de tous ceux qu'elle aime. Rien ne sera plus jamais comme avant...
Cat Clarke nous plonge une fois de plus en plein dilemme, un récit efficace, des personnages auxquels on peut s'identifier facilement, une lecture addictive!
 
 

jeudi 27 juin 2013

Focus sur...: Les éditions Vert Pomme

Comme vous le savez, sur Parfums de Livres, j'aime aller à la rencontre de nouveaux éditeurs, vous faire découvrir de "nouveaux horizons". Curieuse d'en apprendre plus sur Vert Pomme (découvrir leur site), j'ai demandé à son éditrice Séverine Dalla de répondre à quelques questions. Voici ses réponses:

1. Vert Pomme est une toute jeune maison d'édition (cf. elle est née en octobre 2012) mais compte déjà 5 albums à son actif.
Comment avez-vous eu l'idée de cette maison ?

En fait, j'ai commencé par illustrer. Après avoir quitté mon précédent métier (avec lequel je n'avais plus vraiment d'objectifs communs... mais qui m'a permis de mesurer à quel point l'activité humaine pouvait avoir des conséquences sur l'environnement et la santé, à court ou long terme), je me suis formée à l'illustration jeunesse et j'ai pas mal regardé en parallèle tout ce qui concernait l'impression, l'édition... C'est en tant qu'illustratrice que j'ai commencé à travailler avec les éditions Arthur et Cie (une autre maison d'édition éco-citoyenne), nous nous étions rapidement trouvé des affinités, forcément, donc mes premiers projets d'écriture et de dessin se sont naturellement fait dans leur ligne éditoriale.
L'an dernier, j'ai enfin pu me poser et réfléchir à mon propre projet, il me trottait dans la tête depuis assez longtemps...
Vert Pomme est donc une micro-structure éditoriale - je suis seule à la gérer pour le moment, et la diffusion, qui est seulement en développement (et c'est compliqué), est assurée par des agents commerciaux indépendants, pas de « gros » diffuseurs... - qui a pour but de publier des ouvrages jeunesse (à partir de 5 ans, et jusqu'à 9-10 ans) sur des sujets exclusivement liés à la nature, à la protection de l'environnement et aux écogestes.
Ceci la rapproche énormément d'Arthur et Cie (nous nous distribuons d'ailleurs mutuellement et nos collections sont complémentaires), nous nous différencions par la forme des livres et les tranches d'âge visées. Côté livres, je ne publierai en effet QUE des petites bandes dessinées, des choses toutes simples mais qui sont plutôt accessibles à partir du CP. Elles comporteront la plupart du temps suffisamment de récitatifs pour que les histoires puissent aussi être racontées aux enfants non-lecteurs ou en tout début d'apprentissage.
J'adore la BD... et à travers de nombreuses discussions, interventions en milieu scolaire etc. j'ai eu l'impression qu'il y a un public un peu « oublié » - même si quelques maisons font l'effort de proposer des BD pour les très jeunes.Raison pour laquelle je tiens à cette forme pour Vert Pomme.

2. Vert Pomme est une maison d'édition très engagée.
Vous défendez des valeurs écologiques et essayez à travers différentes histoires/situations de sensibiliser les plus jeunes.
Pouvez-vous nous en apprendre un peu plus sur la fabrication de vos ouvrages (En quoi se distinguent-ils des autres albums) ?

En effet, même si les histoires sont de pures fictions et pas des documentaires, on sent tout de suite qu'il y a un « message » derrière chacune d'elles ! Message qui reste léger, mais qui donne lieu à des pages plus documentaires en fin de livre.
Pour être cohérente avec l'esprit de ses publications, je fais bien entendu imprimer mes livres en France (pour le moment, en Bretagne), par un professionnel engagé dans le respect de l'environnement. Les livres sont fabriqués avec des papiers issus de forêts gérées durablement.
Beaucoup d'imprimeurs sont maintenant Imprim'Vert, PEFC ou FSC, ISO 14001... donc ce point n'est plus exceptionnel, mais pour des petites maisons et des tirages assez faibles (1000, 1500 exemplaires maximum), c'est un surcoût notable par rapport à des prestations effectuées dans d'autres pays européens ou hors-europe, et sans ces normes...
La seule concession que j'ai dû faire à l'impression « verte » est le pelliculage des couvertures. Ce n'est pas très écologique... mais pour des ouvrages souples censés passer de main en main dans les collectivités (en plus des familles), c'est le minimum de garantie que je peux offrir pour la tenue des livres et surtout la résistance à la salissure (la solidité intérieure est assurée par la couture, ce ne sont pas des livres simplement collés).
Sinon, le fait d'être une micro-structure me facilite bien sûr les choses en termes d'éco-responsabilité : le bilan carbone de Vert Pomme est majoritairement lié à mes propres actions.
Je dématérialise donc le maximum de choses, échanges de courriers, compta, archivages de toutes sortes, me limitant au strict nécessaire de papier. Et pour les autres choses « du quotidien », parce qu'il n'y a pas que l'impression des livres, eh bien j'agis pour Vert Pomme de la même manière que pour ma vie personnelle : regroupement des déplacements et des expéditions, matériels à faible consommation d'énergie, fournitures et consommables respectueux de l'environnement (autant que possible...), expéditions en courriers « verts »... j'en oublie sûrement.

3. J'ai beaucoup apprécié que les albums soient en même temps documentaires (et documentés).
Pourquoi avoir choisi cette présentation (cf. des minis bandes-dessinée accompagnées d'un dossier plus développé du thème abordé) ?

Merci ! Cela existe déjà ailleurs dans la littérature jeunesse « verte », je m'applique à le rendre systématique et agréable pour tous dans les livres de Vert Pomme.
Comme je l'ai dit précédemment, j'aime beaucoup la bande dessinée, et présenter les histoires de la sorte en première partie me semble intéressant à plus d'un titre, notamment parce je pense que l'on peut  peut-être faire des choses un peu plus décalées en BD que dans les albums illustrés plus classiques (dans le ton, le rythme, le graphisme même) et que cela aide à faire passer l'idée générale du livre, forcément engagée...
Après l'histoire, le fait que je m'adresse tout autant aux écoles (qui généralement exploitent ce type de livres, dans des projets de classe liés au jardin, à la découverte du monde etc.) qu'au grand public (qui peut être complètement novice en matière d'écologie...) entraîne forcément la présence des petits bonus, avec des pistes d'apprentissages complémentaires et des activités.
Il me semble que cela peut aider les enseignant(e)s dans leurs préparations, et les familles dans leurs discussions « d'après-lecture » ou leurs activités des mercredis pluvieux... Pour que tout le monde s'y retrouve, j'essaie toujours d'inclure un jeu ou une activité qui convienne aux plus petits, en plus des informations destinées aux grands et aux adultes.

4. A quel public destinez-vous ces albums ?
En quoi apportent-ils un plus par rapport aux autres albums ?

Eh bien tout le monde peut y trouver son compte, je pense. Il n'est pas nécessaire d'être un superhéros de l'écologie pour se plonger dans les histoires, qui portent sur des thèmes assez variés bien que se rattachant toujours à la préservation de la biodiversité et tout simplement au respect du vivant. Le ton reste assez léger, il y a des petits animaux que les enfants apprécient... Il peut y avoir plusieurs niveaux de lecture.
Le point commun entre tous les ouvrages est juste qu'après les avoir lus, il faut s'attendre à avoir appris des choses – ce qui, peut-être, n'est pas le cas dans l'ensemble de la production jeunesse !...

 5. J'ai également beaucoup aimé le format et le côté souple de vos livres : facilement transportables, sans être trop petits pour autant.
Comptez-vous publier vos livres sous d'autres formats?

Le débat est toujours là, concernant les livres pour enfants, entre le souple et le cartonné...
Il est évident que les coûts de production ne sont pas les mêmes et c'est forcément un élément de choix lorsqu'on pense à l'impression. Je n'ai pas vocation à faire des « beaux livres », donc j'ai choisi le souple (mais en dos carré – cousu – collé, un gage de résistance) en partie à cause de cela mais aussi parce que la manipulation est simple pour les petits lecteurs, parce que le poids est plus faible qu'un cartonné (quand on expédie les livres par la poste, ça compte...) et que le rangement dans les bibliothèques est très facile ainsi ! Avis d'enseignantes à l'appui...
Le format horizontal convient bien à ces petites bandes dessinées, et en effet ils ne sont pas trop petits, donc ils permettent que le travail des illustrateurs soit mis en valeur.
J'aimerais vraiment diversifier les supports, le délai étant un peu en fonction de la manière dont les premiers ouvrages se vendent car pour le moment je suis à la limite de l'équilibre... voire en-deça.
Créer des livres-jeux, proposer un ou plusieurs calendrier(s) à thème, adapter les ouvrages au format numérique... ce serait des petits « plus ». Maintenant, le format horizontal que j'ai choisi pour les BD papier se prête difficilement aux formats habituels d'e-books donc il faut une autre façon de faire, et qui s'adapte si possible au plus grand nombre possible d'équipements, c'est une réflexion à mener, avec une étude de coûts. Les versions électroniques pourront aussi contenir des bonus encore différents de ceux des livres, films, autres jeux... là aussi, une étude est en cours.
Donc je n'ai pour le moment rien de très concret à ce sujet, mais ça viendra !

6. Espace de libre expression, vous pouvez parler de ce que vous voulez (actus, prochaines parutions, salons, coup de cœur, coup de gueule etc)
 
L'année prochaine, le rythme des publications ne pourra pas encore être très important : là, déjà, 5 livres en 9 mois, c'est beaucoup... Mais il y aura plusieurs belles histoires, qui ouvriront encore la collection sur d'autres sujets « d'intérêt général », et servies par de chouettes illustrations. Le principe restera le même, une petite BD et des pages pédagogiques.
Le rythme des salons va quant à lui augmenter un peu, j'espère que la notoriété de Vert Pomme montera progressivement et que cela permettra aussi aux auteurs de participer à des événements intéressants et/ou d'être sollicités pour des interventions, dédicaces etc.
Ce que je souhaite aussi, dans un avenir proche... c'est tout simplement un meilleur accueil dans les librairies. J'avoue être assez surprise par le système actuel, où la question des retours est prépondérante. La production jeunesse est tellement importante que les points de vente ont un « turn-over » qui n'est pas vraiment compatible avec un vrai travail de libraire (à mon sens), ni avec un vrai développement de la petite édition. Comment peut-on s'entendre sur la mise en valeur des livres si le point essentiel est le retour des invendus ?... C'est très limitant si cela devient une condition sine qua non, même dans les librairies indépendantes, et je trouve que c'est assez significatif d'un malaise général dans la chaîne du livre.
Par ailleurs, les a priori sur les livres souples chez les libraires ayant la vie dure (enfin, quasiment tous les livres pour adultes le sont, avec des prix parfois élevés), c'est pénalisant. Pourvu que ça change !...

Voilà, je crois que c'est tout pour le moment... Vraiment, un grand merci pour ce focus !!!
 
Je suis vraiment heureuse d'avoir appris tout cela. MERCI beaucoup à Séverine Dalla d'avoir pris le temps de répondre à mes questions.
 
(Re) Découvrez les ouvrages déjà chroniqués sur Parfums de Livres:
 


mercredi 26 juin 2013

Thalie à la rencontre de...: Isabelle Wlodarczyk

Bon et bien, vous l'avez sans doute remarqué, le nom d'Isabelle Wlodarczyk revient souvent dans mes chroniques. Comme je suis très curieuse et que j'avais envie d'en apprendre un peu plus à son sujet, je lui ai demandé de m'accorder un peu de son temps pour répondre à quelques questions.
Avec beaucoup de gentillesse, Isabelle Wlodarczyk s'est prêtée au jeu, voici ses réponses:

 
Comment êtes-vous devenue auteure jeunesse? Est-ce un livre, un évènement, un hasard de la vie qui vous a donné l'envie? 
Une combinaison de tout cela certainement : l’arrivée de mes enfants, l’amour des mots, l’amour des oeuvres.  Mais surtout, un hasard de la vie. Mon poste de prof de français et théâtre a été supprimé. J’ai pensé que c’était le moment de faire autre chose, ce que j’aimais. J’ai envoyé mes premiers textes et j’ai attendu…anxieusement.

J'ai eu la chance de chroniquer plusieurs de vos livres et à chaque fois, on peut dire qu'ils ont fait mouche (quasiment que des coups de cœur). Comment choisissez-vous vos thèmes/sujets d'écriture? Ou... comment vous choisissent-ils?
Des idées me trottent dans la tête. Je les note dans un calepin, puis j’y reviens quand je sens que c’est le moment. Parfois, j’abandonne les pistes initiales et toute autre chose advient.  Le plus souvent, je me poste devant mon écran et j’écris sans réfléchir. Pour Cœur de hibou, c’était l’été, j’ai pris une feuille blanche et j’ai noté : « C’était un hibou aux grands yeux fous » et j’ai eu envie d’écrire la suite !
Si j'ai été très touchée par la poésie de La petite disparue, ce qui m'a le plus impressionnée est la construction même du roman car si au début on a l'impression que l'on bascule dans un monde farfelu, "absurde"(dans le sens où il échappe à toute logique), on ne se perd pas et au contraire, on se fond totalement dans ce monde entre réel et fantastique. Comment avez-vous fait pour ne pas perdre le lecteur? Avez-vous établi un plan, un "squelette" de l'histoire? Ou bien, avez-vous suivi votre instinct?
Je suis contente de répondre à cette question, parce que la construction de ce roman me tient particulièrement à cœur. Je ne bâtis pas de plan, ou alors, très rarement et je ne m’y tiens pas. Pour La petite disparue, la construction s’est faite en plusieurs étapes. J’ai  écrit tout le début d’une traite et l’idée du papier brouillard est venue en route après une pause de deux mois. La construction en alternance s’est imposée à moi comme une évidence, mais la fin a été plus longue à élaborer. En clair, la construction a été instinctive, mais je l’ai beaucoup retravaillée ensuite !   
L'arbre aux fruits amers est un roman qui m'a bouleversée. Pourquoi avoir choisi ce thème et plus précisément de vous appuyer sur cette histoire (cf. ce roman est inspiré de faits réels)? D'autant qu'il est à destination de lecteurs à partir de 10/12 ans?
Merci ! J’aime beaucoup la chanson Strange Fruit. Un jour, par curiosité, je me suis documentée sur cette chanson et j’ai découvert la vie de James Cameron. J’ai lu son autobiographie, des documents sur lui, puis des tas de romans sur la condition noire pendant la ségrégation. Et j’ai ressenti le besoin d’écrire sur cet homme que l’on connaît mal finalement. C’est un texte qui a été éprouvant à écrire, je l’ai écrit presque d’un souffle, totalement immergée dans la violence qu’il a subie.  Je voulais que ce soit un texte pour les adolescents et j’espère qu’il leur parle !
Mais mon gros coup de cœur, mon "chouchou" est Cœur de hibou. Tout d'abord, je tiens à vous remercier car vous mettez un papa en avant dans cet album et c'est plutôt rare même si l'on sent que les auteurs commencent à oser un peu plus. Comment avez-vous eu l'idée de cet album?
C’est un texte spontané, quelques lignes jetées au hasard…souvent je n’ai pas vraiment conscience de ce que j’écris. Je n’écris pas un texte sur l’adoption, c’est une histoire qui s’impose à moi. L’histoire a commencé par un hibou, une figure paternelle tendre… l’incarnation stéréotypée des valeurs maternelles.  Je suis souvent touchée par la complicité d’un père avec ses enfants. J’aime Chaplin, surtout the Kid ! Puis, j’ai voulu raconter l’histoire de ces deux êtres que tout sépare : un louveteau et un hibou.
Vous écrivez aussi bien des albums que des romans. N'est-ce pas difficile d'écrire pour des âges aussi différents?

J’aime beaucoup m’adresser à tous les âges.  C’est un plaisir de varier les genres, le vocabulaire...je m’amuse beaucoup ! Je n’arrive pas à écrire pour les tous petits pour l’instant, mais je le travaille. Les textes courts paradoxalement me sont moins spontanés que les plus longs, ou alors ils me viennent sous une forme trop poétique pour cette tranche d’âge et j’ai bien du mal à simplifier, à renoncer à la poésie.
Espace libre: vous pouvez parler de ce que vous voulez (vos envies, vos prochaines parutions ou de vos coups de gueule... etc.)

Je vais vous parler d’un texte court qui sortira en novembre (éditions Amaterra)  et qui m’est cher. Il s’appelle Les bleuets du dragon bleu. C’est un album autour de la couleur bleue. Un texte assez poétique qui parle d’un petit dragon qui aime les bleuets. Un petit garçon fleur bleue qui crache des bluettes ! Les illustrations sont magnifiques.
Un grand MERCI à Isabelle Wlodarczyk pour ses réponses. Je suis ravie d'en avoir appris davantage sur des livres vraiment superbes.
Pour redécouvrir les ouvrages cités, cliquez sur les titres ci-dessous:
- Cœur de hibou, éditions Rue du Monde
- L'arbre aux fruits amers, éditions Oskar
- La petite disparue, éditions Oskar
Mais il y a aussi, un très chouette album-documentaire:
- Sur mon arbre perché, éditions Vert Pomme
Je vous dis à très vite pour d'autres découvertes, à suivre...

mardi 25 juin 2013

Les gens heureux lisent et boivent du café d'Agnès Martin-Lugand

Date de parution : 06/06/13
Éditeur : Michel Lafon
ISBN : 978-2-7499-1998-0
Nb. de pages : 252 pages
Prix:14.95€ 

Note: 4/5

Quatrième de couverture:

« Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. […] J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »
Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.
L'histoire de Diane nous fait passer par toutes les émotions. Impossible de rester insensible au parcours tantôt dramatique, tantôt drôle de cette jeune femme à qui la vie  atout donné puis tout repris, et qui n'a d'autre choix que de faire avec.
 
Un roman très touchant...
 
Certains diront que c'est un roman pour filles, ils auraient raison. D'autres diraient que ce roman est un roman d'amour parmi d'autres et là, ils auraient tort.
Car oui l'Amour est au cœur de ce livre mais pas seulement. L'amour y est cathartique, complexe, torturé.
Diane perd brusquement son mari bien aimé, Colin, et sa fillette, Clara, dans un brutal et atroce accident. Elle n'était pas avec eux. Elle estime qu'elle aurait du mourir. Son chagrin est tel que chaque seconde n'est que souffrance et son corps s'étiole peu à peu. Pourtant, elle est encore en vie, maintenue sous le "respirateur" Felix, son meilleur ami homosexuel, seule bouffée d'oxygène tolérée auprès d'elle.
Un jour, mue d'une impulsion soudaine, elle décide de tout quitter. Se souvenant que Colin voulait se rendre en Irlande mais qu'il avait renoncé à cette idée car elle n'aimait pas avoir froid, elle s'exile dans ce pays dont elle ignore tout, remettant son avenir entre les mains du destin.
Bien entendu, ce voyage va lui réserver bien des surprises, à commencer par l'omniprésent Edward, un photographe aussi agaçant que séduisant. Pourtant, les choses ne vont pas être simples entre eux et de multiples bouleversements risquent de perturber les liens étranges qui se tissent entre eux. 
 
J'ai beaucoup apprécié cette lecture. J'ai versé quelques larmes, j'ai ri, mon cœur s'est emballé et surtout j'ai été très surprise par la fin (non je ne dirai rien^^).
C'est un livre qui se dévore! Je me demande juste comment Diane fait pour ne pas avoir un cancer des poumons à force d'abus de cigarettes (le roman aurait du s'intituler Les gens heureux lisent, fument et boivent du café, tant les héros sont addicts) mais trêve de plaisanterie, j'ai vraiment accroché. Diane doit faire un deuil impossible, j'ai aimé la façon dont l'auteure (psychologue clinicienne) a abordé le sujet, car elle ne "plombe" pas son livre de scènes larmoyantes. Elle pose juste ce qu'il faut à mon sens et Diane est un personnage auquel on s'identifie sans problème. Elle est poignante, maladroite comme un enfant qui fait ses premiers pas (et oui, au fond, elle doit se "rééduquer" à vivre en quelque sorte), bien plus forte qu'elle ne le croit et un jour la vie reprend ses droits pas à pas.
Une jolie lecture!

lundi 24 juin 2013

L'histoire de MON arbre de Cee Cee Mia illustré par Delphine Berger-Cornuel

Date de parution : 01/06/13
Editeur : Vert Pomme
ISBN : 979-10-91893-03-9
Nb. de pages : 32 pages
Dimensions : 21,0 cm × 16,0 cm × 0,4 cm
Prix:8.90€

Note: 4/5

Quatrième de couverture:

Le combat singulier de Léonie pour sauver le vieil arbre de sa cour de récréation permettra à tous de se rendre compte de la place particulière qu'occupent les arbres dans nos villes. Une histoire, pleine d'humour, qui nous parle de biodiversité mais aussi des liens que nous tissons les uns avec les autres... Une fois plongés dans cette aventure urbaine, "MON arbre" deviendra l'arbre de chacun d'entre nous.
A la fin de cette petite bande dessinée, des informations et des activités sur les arbres en ville.
 
 
Entre le documentaire et l'album...
 
Une petite histoire sympathique d'une petite fille, Léonie, attachée à l'arbre de son école. Elle sent qu'il ne va pâs bien et est prête à tout pour être entendue. Seulement, pas facile de se faire comprendre et de faire entendre la voix de SON arbre. Alors, à force de recherches et de motivations, Léonie va peu à peu ouvrir les yeux de son entourage...
 

Des illustrations douces (crayons de couleurs), traditionnelles, légères. Des traits fins, des vignettes assez épurées composent cet album. Elles sont signées Dephine Berger-Cornuel. J'ai apprécié surtout le travail sur l'arbre qui prend vit sous nos yeux avec peu de traits. L'ensemble est assez mignon et accompagne bien le texte.



Le texte, s'il raconte une histoire, est surtout le support d'apprentissages variés sur la biodiversité mais pas seulement. Avec beaucoup d'humour à différents degrés, Cee Cee Mia nous explique l'importance de protéger nos arbres mais également dans un second temps, à quel point il faut défendre ses convictions jusqu'au bout. Léonie a du mal à faire passer son message même au sein de sa propre famille. Son père ne la prend pas vraiment au sérieux. Mais peu à peu, elle s'impose et impressionne.

C'est le troisième titre que je découvre après Sur mon arbre perché et Superhéros. Une fois de plus, on trouve un dossier à la fin qui complète et développer les informations soulevées par l'histoire. C'est vraiment une sympathique collection de livres qui est un très bon support de sensibilisation auprès des plus jeunes (mais pas seulement!). Il est important de prendre conscience du monde dans lequel nous vivons afin d'en prendre soin.
Je pense qu'ils trouveront parfaitement leur place dans les écoles et les bibliothèques car ils sont très clairs et nous apprennent beaucoup, sans trop en faire!




vendredi 21 juin 2013

La petite disparue d'Isabelle Wlodarczyk

Date de parution : 08/03/13
Éditeur : Oskar
ISBN : 979-10-214-0033-7
Nb. de pages : 192 pages
Prix: 12.95€

Note: 5/5 Génial!!!

Quatrième de couverture:
 
Marie est une petite écosseuse de pois. Depuis plusieurs années, elle compte mystérieusement ses pois avant de les mettre dans son panier. Personne ne sait pourquoi. Sauf l'Etourdie, une jeune araignée qui connaît tous les secrets de la petite écosseuse, sa meilleure amie. En effet, Marie attend le retour de son père et ce sont les secondes qui la séparent de lui qu'elle égrène au fil des jours. Elle a fini de compter, son père n'est pas revenu.
Le hasard et la magie vont précipiter l'écosseuse, l'araignée et un petit galopin dans des aventures qui les mèneront, à leur insu, vers la clé de l'énigme.
 
 
Un roman surprenant et poétique...
 
Et bien, je peux d'ores et déjà vous dire que ce roman là est une pépite.
Il fait partie de ce que je nomme les romans O.V.N.I, ces romans que l'on ne peut pas classer dans une catégorie parce qu'ils sont uniques. Un roman précieux, un bijou dont je me suis délectée...
 
Marie a dix ans. Orpheline de mère, elle a été recueillie par un couple de halliers vénal et cupide.  Elle occupe ses journées en écossant des pois. Sa seule amie et confidente est une araignée baptisée, l'Etourdie car elle n'arrive jamais à nouer tous les nœuds de ses toiles qui finissent inlassablement par se défaire.
Paolo quant à lui casse inlassablement des cailloux. Enfermé au bagne pour un crime dont on ignore tout, un jour enfin, on lui annonce qu'il a fait son temps: il est à nouveau libre.
Marie a un secret, elle compte les pois en attendant le retour de son père. Mais voilà, Marie a fini de compter, et ce dernier n'est toujours pas là.
Que s'est-il passé? Une brusque tristesse s'empare du cœur de Marie, peu à peu la petite s'étiole. Jean, un garçonnet de douze ans, employé aux cuisines du château de Pézenas, touché par la détresse de la demoiselle se transforme en chevalier servant et va l'aider dans sa quête de vérité et... d'identité.
Et c'est un fine équipe composée d'une araignée arachnophobe, d'un galopin et d'une petite fille qui se lance dans une aventure aussi surprenante d'improbable. Marie retrouvera-t-elle son papa? Ou bien la maladie aura-t-elle raison de son cœur?
Sorcière, magie, toiles d'araignées et secrets inavoués vous attendent: suspenses et frissons garantis!
 
Je suis totalement sous le charme de ce livre. Il y a un soupçon de conte, un peu de fantastique, une touche de folie, beaucoup de poésie pour un résultat d'une rare originalité. C'est le troisième livre d'Isabelle Wlodarczyk (voir Un cœur de Hibou et L'arbre aux fruits amers) que je découvre et je dois avouer que je suis de plus en plus fan. Qu'elle aborde une période historique ou bien qu'elle écrive un album pour les plus jeunes, Isabelle Wlodarczyk se renouvelle, surprend mais surtout nous embarque totalement dans son monde. Son écriture est aussi caméléon que ces livres, elle se fond parfaitement avec le sujet qu'elle défend. Ici, nous avons un beau camaïeu de poésie et de fantaisie. Le lecteur passe par toutes sorte d'émotions: au début, nous sommes surpris, puis émus, enthousiastes, angoissés, et à nouveau émus.
Si j'ai aimé tous les personnages, j'ai adoré le personnage de l'Etourdie, un araignée arachnophobe, cela m'a beaucoup fait rire. Elle est géniale cette petite araignée, elle est la légèreté incarnée, à la fois candide et attachante. La force de son amitié pour Marie va l'aider à se surpasser et à créer un œuvre des plus incroyables et surprenantes. Elle est la bouffée d'oxygène du roman car l'histoire n'est pas forcément "facile". Il y a quelques passages qui pourraient être "difficiles", "tristes" mais grâce à l'Etourdie, l'ensemble est plus fluide. C'est très intelligent de la part de l'auteure. Ce qui est également très habile, c'est qu'au départ, le récit semble un peu "absurde", nous débarquons dans un monde à la fois proche de ce que nous connaissons et en même temps complètement différent. Mais au lieu de nous perdre, l'ensemble est extrêmement clair et la lecture très fluide.
Bref, vous l'aurez compris, c'est pour moi un roman remarquable, un ENORMISSIME COUP DE COEUR!!!
 


jeudi 20 juin 2013

Les trois pots de Totam de Xavier Deneux

Date de parution : 14/03/13
Éditeur : Tourbillon
ISBN : 978-2-84801-745-7
Nb. de pages : 24 pages
Prix: 6.50€

Note:4/5


Quatrième de couverture:

A quoi ça sert un pot? Totam se pose la question: boîte à jouets, mare à escargots, fauteuil de lecture... jusqu'à trouver la bonne réponse.
Adieu les couches!
 
Une histoires pour dédramatiser et accompagner les petits dans ce passages obligé.
 
Des illustrations douces et des feuilles plastifiées...
 
... de bons atouts pour ce livre à destination des plus jeunes. Il y a beaucoup de livres sur le pot car c'est une étape qui angoisse beaucoup d'entre nous. On ne sait jamais trop comment va réagir notre loulou face à cet "inconnu". Xavier Deneux nous propose une piste avec Totam...
 

Ici le pot est un O.V.N.I pour Totam qui ne voit absolument pas ce qu'on veut qu'il fasse de ce truc. (Quel coquin!)


Heureusement, maman est là! (Mais un papa c'est bien aussi^^)
Et notre jeune ami comprend enfin ce qu'on attend de lui. Alors y arrivera-t-il? Bien sûr que oui...
Un joli petit livre très tendre.

Je suis en plein dans cet étape avec mon deuxième troll et contrairement à numéro 1, les choses ne se présentent pas de la même façon puisque petit monsieur ne veut pas quitter ses couches. Alors, don't panic, je le laisse faire à son rythme. Je lui montre quelques livres, lui désigne l'Objet mais surtout, je ne lui mets aucune pression. A chaque enfant son déclic! Mais les livres sont excellents pour rassurer l'enfant... et surtout ses parents. Courage!
Et pour vous aider, n'oubliez pas de découvrir La petite bibliographie que j'avais consacré à ce sujet...

 

mercredi 19 juin 2013

Jack Vandal de Lee Bacon

Date de parution : 22/05/13
Éditeur : Milan Jeunesse
ISBN : 978-2-7459-5893-8
Nb. de pages : 206 pages
Prix: 10.50€

Note: 4/5

Quatrième de couverture:

HORREUR!
J'arrive pas à dormir... Il faut dire que j'ai un
SUPER-PROBLÈME.
Mes parents sont des super-méchants,
ils ne pensent qu'à une chose: détruire le monde.
PATHÉTIQUE!
Moi qui veut juste être un collégien
NORMAL.
Et en plus, vous savez pas la meilleure?
Sophie, ma super-copine: son papa, c'est...
le capitaine Justice! Pile-poil le
PIRE ENNEMI
de mes parents.
Vous voyez le
PROBLÈME?



Une super-série qui dépote...

Et bien, je me suis régalée avec ce livre.
L'histoire est sympathique, les personnages hauts en couleurs et tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment de lecture.
 
Jack est un collégien qui pourrait être comme tout le monde sauf que ses parents sont de vrais super-méchants: le couple Vandal. Leur ennemi juré est le capitaine Justice.
Un jour une nouvelle arrive au collège, elle s'appelle Sophie.
Très vite Jack et elle vont découvrir qu'ils ont de nombreux points communs.
Et quand le Don de Jack se réveille, ça va faire des étincelles: tous aux abris!
Entre-temps, des évènements terrifiants vont venir bouleverser l'ordre établi et les super-méchants et les super-héros devront se remettre en question.
Mais qui se cache derrière ce terrible complot?
 
Un roman qui va vite, qui est drôle, surprenant. L'intrigue est assez bien ficelée les jeunes lecteurs dès 9 ans devraient se régaler.
J'aime beaucoup ce genre de livre car il n'y a pas d'effusion de sang, pas d'horreur, pas de violence gratuite. Il y a de l'action mais rien de choquant pour un jeune public. Et je suis bien placée pour le savoir, quand on a 9 ans, qu'on commence à avoir un très bon niveau de lecture mais que l'on a que 9 ans on veut lire quelque chose qui tient la route, qui nous distrait mais qui reste accessible à cet âge.
C'est donc une série que je vous recommande car elle ravira tout le monde: elle distraira les enfants et rassurera les parents!
 

mardi 18 juin 2013

Superhéros de Céline Claire illustré par Gwenaëlle Doumont

Date de parution : 20/02/13
Éditeur : Vert Pomme
ISBN : 979-10-91893-02-2
Dimensions : 21,0 cm × 16,0 cm × 0,4 cm
Prix: 9.60€

Note: 4.5/5

Quatrième de couverture:

Dans cette ville, tout est sale et pollué. Mais un jour, un super-héros est arrivé en disant aux enfants : "Je vais vous aider !" Va-t-il réussir à nettoyer la ville ? Ou les enfants devront-ils prendre les choses en main ?... Une histoire pour comprendre que chacun est acteur de la survie de son environnement.
 
Et si les super-héros étaient parmi nous?
 
Toujours un chouette format, un album souple idéal pour l'emmener partout.
Un sujet lié à l'écologie qui ravira les grands comme les petits...
Imaginez un monde tellement pollué que tout est gris. On ne peut plus respirer, tellement ça sent mauvais. Un monde tellement bruyant qu'on a tout le temps mal aux oreilles, un monde tellement moche qu'il vaut mieux fermer les yeux. Heureusement, il y a un superhéros qui vient faire le ménage dans tout cela mais quand le superhéros se blesse qui pour prendre la relève? Qui pour sauver la planète? Et si geste après geste, de nouveaux superhéros voyaient le jour?
 
 
Les illustrations sont de Gwenaëlle Doumont. Elles sont très enfantines et les loulous y sont très réceptifs. Dans un monde brouillon, fait de gribouillis, elles sont très à propos je trouve. Moi j'aime en tout cas.
 

C'est le texte que j'ai préféré ici. Simple oui mais il fallait y penser^^. Pas besoin de choses tarabiscottées pour aller à l'essentiel et je trouve que Céline Claire l'a bien construit. Je vois plus cet album comme un guide pratique à la fois ludique et pédagogique. Un album-documentaire en somme.
Avec toujours à la fin ce très bon dossier qui donne des infos, des astuces et des idées de loisirs créatifs.
C'est une jolie petite collection. Le deuxième titre que je découvre (après Sur mon arbre perché) et j'aime beaucoup.



lundi 17 juin 2013

L'arbre aux fruits amers d'Isabelle Wlodarczyk

Date de parution : 16/11/12
Éditeur : Oskar
Collection : Histoire et Société
ISBN : 978-2-35000-973-5
Nb. de pages : 123 pages
Prix: 9.95€

Note: 5/5 Bravo pour le texte ET le dossier à la fin!

Quatrième de couverture:

Inspiré d’une histoire vraie 1930. Dans le sud profond d’une Amérique toujours ségrégationniste, James Cameron, adolescent noir sans histoire, vit avec sa mère à Marion, une petite ville de l’Indiana. Entraîné par deux amis, Tommy et Abel, il prend part à un braquage qui tourne au drame. Les trois amis sont arrêtés. Ameutée par le Ku Klux Klan, une foule blanche crie vengeance et envahit la prison...
Les événements qui servent de toile de fond à ce roman sont authentiques. Ils ont inspiré le poète Abel Meeropol qui écrivit en 1937 Strange Fruit (Fruit amer), magnifique poème interprété plus tard par la chanteuse afro-américaine Billie Holiday* et connu dans le monde entier.
 
Un roman bouleversant!
 
On suit en parallèle l'histoire de deux jeunes garçons, James, un adolescent noir plutôt bon élève et sans histoire et Sam, le fils du shérif, un ado blanc aux envies de révolte. Deux mondes qui s'affrontent, les noirs contre les blancs, les blancs contre les noirs. D'une part ceux qui sont animés par une haine vicérale face à la différence de couleur de peau, de l'autre ceux qui ont envie de vivre comme tout le monde, quitte à flirter avec la légalité ou commettre de menus larcins.
Un jour, James se laisse entraîner par deux copains et tout dérape, sa vie bascule... mais pas seulement. De son côté, Sam rejoint le Ku Klux Klan, la haine est en marche, le chaos prêt à s'abattre.
 
Les adultes, bien que placés en arrière plan ne sont pas laissés en reste. La mère de James, Véra, qui a sué sang et eau toute sa vie pour faire subsister ses trois enfants est bouleversante! Plus spectatrice que réelle actrice, elle assiste impuissante et désemparée à la descente aux enfers de son fils. Non loin de là, le père de Sam, le shérif Stratley, a honte de ce que devient son fils et va tout faire pour venir en aide à James. Mais parviendra-t-il à le sauver?
 
Un roman sensible dans tous les sens du terme. Un roman qui vous prend aux tripes du début jusqu'à la fin. Un roman basé sur une histoire vraie ce qui remue d'autant plus.
Je dois tout d'abord souligner le travail d'écriture de l'auteure. Les mots sont lâchés, tels des upercutes, et ne nous laissent pas de marbre. En effet, Isabelle Wlodarczyk nous replonge aux cœur de ces années terribles où le simple fait d'être noir était considéré comme une injure pour certains. Les faits sont posés avec justesse, sans concession, implacables, avec réalisme.
Chacun ses torts, chacun ses qualités... aucun des personnages ne laisse indifférent! C'est le deuxième grand point fort de ce roman. Il n'y a pas de réel innocent, que des coupables à degrés différents: des êtres humains en somme. De l'enfant qui essaye de se démarquer à tout prix de son père, haut symbole de l'autorité; de cette femme qui est trop fière pour voir ce que devient son fils; de cet adolescent qui n'est pas né du bon côté et qui veut se faire entendre; ou encore de cet homme sensé être respecté qui a honte de sa progéniture: personne n'est épargné! Il y a un réel équilibre au final entre chaque personnage... Et c'est ce qui rend le récit d'autant plus remarquable à mes yeux.
Enfin, juste après l'histoire, on trouve un dossier de qualité comprenant des photos et expliquant dans les grandes lignes: la période de l'esclavage à la ségrégation, ce qu'est le Ku Klux Klan, ce qu'on appelle "lynchages", comment les droits civiques ont évolué. C'est passionnant et à la portée de tous dès 12 ans!
Ce livre est pour moi un ÉNORME coup de cœur!

*Découvrez Strange Fruit (Fruit amer) interprété par Billie Holiday

vendredi 14 juin 2013

Le rossignol et l'empereur de Chine de Kochka (d'après Andersen) illustré par Qu Lan

Date de parution : 10/04/13
Editeur : Chan-Ok (Editions)
Collection : Perles du ciel
ISBN : 978-2-916899-85-5
Nb. de pages : 32 pages
Dimensions : 26,5 cm × 28,8 cm × 0,9 cm
Prix: 13.25€


Note: 4/5


Quatrième de couverture:

Il y a fort longtemps, dans les vastes jardins du grand empereur de Chine, vivait un rossignol gris. S'il était d'apparence ordinaire, la musique qui coulait de lui semblait venir du paradis. Charmé, l'empereur le convia à vivre au palais. Jusqu'au jour où il reçut en présent un rossignol d'or et d'argent...
 
Un conte traditionnel au doux parfum d'ailleurs...
 
Quand un empereur qui a tout rencontre un oiseau modeste à la musique sans pareil et découvre qu'on ne peut pas tout acheter.
Parce que la liberté n'a pas de prix...
 
 
Un album au format généreux, presque carré. Un bel objet!
Les illustrations sont travaillées, plutôt classiques, ce qui me semble plus que cohérent pour accompagner un conte traditionnel.  D'autre part, je suis assez séduite par les couleurs.
 
 
Concernant l'histoire, je ne connaissais pas ce conte mais je l'ai beaucoup aimé. Il est bien écrit et le message qui s'en dégage est assez fort. L'oiseau à l'apparence quelconque mais à la voix christaline qui met le monde à ses pieds, qui fait pleurer de reconnaissance l'empereur qui ne peut que s'incliner face à celui qui redonne un sens à sa vie. Au final, peu importe les richesses, l'apparence, le véritable "trésor" est ailleurs.

 


jeudi 13 juin 2013

Sur mon arbre perché d'Isabelle Wlodarczyk illustré par Thanh Portal

Date de parution : 01/06/13
Éditeur : Vert Pomme
ISBN : 979-10-91893-04-6
Nb. de pages : 32 pages
Prix: 8.90€

Note: 4/5 MENTION SPÉCIALE POUR LES BONUS EN FIN D'ALBUM

Quatrième de ouverture:

Grizou le chat quitte la grisaille de la ville pour la forêt, mais la forêt sera-t-elle un refuge pour lui ? N'est-elle pas elle-même en danger ? "Sur mon arbre perché" est une improbable histoire d'amitié dans la forêt menacée... Une petite bande dessinée avec, à la fin du livre, des informations sur la forêt et des jeux "nature".
 
On ronronne avec cet album...
 
Un album petit format, souple, facile à emporter partout avec soi. Une jeune maison d'édition éco-citoyenne: "Dans chaque ouvrage, une histoire sert de support à un thème lié à l'écologie ou au développement durable.
Ces petites bandes dessinées (quelques cases par page) sont complétées par une courte partie pédagogique : informations documentaires, activité, jeux..."
Sur mon arbre perché défend la Nature, plus particulièrement les arbres en parlant de la rencontre improbable entre un chat nommé Grizou, qui en a assez de la ville grise (et étouffante), et un vieil arbre. Entre eux se noue une solide amitié qui va être mise en péril par la présence bruyante d'un bûcheron à la tronçonneuse acérée. Grizou parviendra-t-il à sauver son ami?
 

Les illustrations sont signées Thanh Portal. Elles sont fines, douces et naïves. Than Portal a un univers que je trouve très poétique avec peu de traits, elle arrive à nous faire passer des émotions. Son travail est épuré, sans artifice et efficace.


Quant au texte, il est également très efficace mais aussi instructif. Les enfants apprennent ainsi quel est le rôle des arbres, pourquoi ils sont nécessaires, pourquoi il est important de les préserver, tout cela à travers les yeux de Grizou.
Un petit album simple qui a comme gros point fort un très bon dossier à la fin qui développe le thème abordé par l'histoire. On y trouve également un jeu et un loisir créatif. J'approuve l'idée car les enfants se posent beaucoup de questions et c'est une excellente façon d'y répondre: du rêve (l'histoire), de la théorie (les explications plus pointues) et la pratique (jeu et loisir créatif).

 
 


mercredi 12 juin 2013

Cœur de hibou d'Isabelle Wlodarczyk illustré par Anne-Lise Boutin

Date de parution : 23/05/13
Éditeur : Rue du monde
ISBN : 978-2-35504-265-2
Nb. de pages : 40 pages
Dimensions : 24,0 cm × 34,0 cm × 0,7 cm
Prix: 16.50€


Note: 5/5 UN IMMENSE COUP DE COEUR!!!!


Quatrième de couverture:

C'est une petit loup, élevé par un hibou.
Un hasard de vie, à cause d'un fusil.
 
Le petit fait tout comme son papa.
Enfin, presque.
Et le papa fait tout pour son petit.
Même s'il ne lui ressemble pas.
 
Un album que j'ai pris en plein cœur...
 
Avant de me lancer dans la lecture, j'ai tout d'abord apprécié l'objet.
Car oui, un album contrairement à un roman s'apprécie d'abord avec les yeux. Et là ce fut un véritable feu d'artifice... j'ai été servie au niveau des couleurs! Des tons soutenus, forts, de vert, d'orange, de noir et de bleu parfois une touche de gris ou une pointe de blanc se glisse afin d'apporter de la lumière. Si les dessins sont assez épurés, ils n'en demeurent pas moins puissants. J'aime!
 
 
Et l'histoire... oh! cette histoire... elle est juste magnifique!
Une louve est tuée par des chasseur d'une balle en plein cœur.
Dans sa gueule, une boule de poil, son petit loup.
Non loin de là un hibou assiste à la scène, il sauve l'innocent et va l'élever comme son propre enfant.
A force d'amour, le Hibou se fait loup et le loup devient hibou.
Ces deux-là s'aiment et puis c'est tout, il n'est besoin de rien d'autre, ils forment un tout.
 

 
 
Le début qui commence comme Bambi (encore une sale histoire de fusil), j'étais déjà bouleversée (oui, bah que voulez-vous je suis sensible, je suis mère... je suis louve). Puis ce hibou qui ne demandait rien du tout et qui voit sa vie bouleversée par ce petit être, s'en occupe avec tant d'amour... Ça me touche, ça me plaît. L'écriture d'Isabelle Wlodarczyk est toute en rimes, en rondeurs, en douceur. Chaque mot est délicatement couché sur le papier avec beaucoup de soin. C'est un texte plutôt court mais pas léger pour autant. Un texte qui vous cueille, un album qui vous saisi. J'aime cette histoire "d'hommes", d'un papa qui élève son garçon aussi bien qu'une mère, il n'y a pas de raison... il y a de l'amour.
Je trouve qu'il y a trop peu des livres mettant en vedette les papas et leur rôle dans l'éducation des enfants alors cet album me touche aussi par cet aspect là. (Il m'a par ailleurs un peu rappelé le joli album Mon petit poussin vert où il est question d'un jars adoptant une petite créature verte.)
Vous l'aurez compris Cœur de hibou est une superbe découverte et un véritable... coup de cœur (c'était écrit!^^).
A découvrir absolument (et puis c'est bientôt la fête des papas...)
 

mardi 11 juin 2013

Et toute la ville s'éveille de Laurie Cohen illustré par Marjorie Béal

Date de parution : 04/06/13
Éditeur : Balivernes (Éditions)
Dimensions : 21,0 cm × 30,0 cm × 0,5 cm
Nb. de pages: 48
Prix: 14€


Note: 4.5/5

Quatrième de couverture:

De l'aurore jusqu'au soir,
dans la lumière ou dans le noir, tant de chose se passent dans la ville
avec ses feux tricolores et ses automobiles,
ses immeubles et ses grues,
dans chaque avenue et chaque rue.
 
Venez plonger dans sa rivière de réverbères,
au fil des saisons et des coups de klaxons,
écoutez la respirer, écoutez sa chanson...
 
Un album surprenant...
 
Ahhh, voilà un album original.
A la fois moderne par les illustrations très géométriques de la talentueuse Marjorie Bréal et poétique par le texte tout en rimes de Laurie Cohen.
L'objet est très beau, il y a un  travail très intéressant quant au choix du format qui donne tout son sens aux reste de l'album car on dirait un immeuble parmi les autres, un élément de la ville. Les illustrations ont la place de s'épanouir et le texte est très lisible avec certains mots mis en exergue.
 

Commençons par les illustrations. Elle attirent le regard et donnent instantanément envie de découvrir le texte.
Je les trouve à la fois efficaces, lumineuses et très graphiques. Marjorie Béal (voir site) est l'Illustratrice qui monte, je suis ravie de pouvoir chroniquer ici un de ses albums. Son style est à la fois épuré et "percutant", elle a un vrai sens de l'espace et chaque illustration est bien équilibrée. Je suis séduite par les couleurs, par les jeux de lumière, par sa vision de la ville: c'est malin! J'aime beaucoup l'Oeil de la ville (voir l'illustration suivante), cette petite touche poétique casse le côté trop "droit", chaque double page comporte un élément qui arrondit, adoucit l'ensemble: subtilement...
 
 
Et le texte dans tout ça?
Et bien, j'ai beaucoup aimé aussi. Laurie Cohen propose de personnifier la ville et de vous montrer ce qui constitue sa vie. La ville est ainsi bohème, rêveuse, joueuse, solide ou émotive. C'est intéressant de voir la ville autrement. Les mots sont plutôt bien choisis.
J'ai aimé également que la Ville évolue au gré des saisons. Beaucoup de thèmes peuvent être abordés à travers cet album.
On peut le lire comme une belle histoire, parler du Monde urbain, donner sa propre vision de la ville etc.
A découvrir!
 


lundi 10 juin 2013

Hantée (tome 2: Un mal souterrain) de Maureen Johnson

Date de parution : 07/05/13
Éditeur : Michel Lafon
ISBN : 978-2-7499-1927-0
Nb. de pages : 334 pages
Dimensions : 14,0 cm × 22,0 cm × 2,6 cm
Prix: 15.95€

Note: 4.5/5

Cliquer ici pour découvrir la chronique du premier tome

Quatrième de couverture:
 
Depuis qu'elle a vaincu L'Éventreur et découvert sa véritable identité, Aurora est sous le choc : elle est capable d'exorciser par le simple toucher les revenants de l'au-delà dont un démon a pris possession. Et lorsqu'une vague de morts inexpliquées marque son retour à Londres, elle décide de mener l'enquête, soutenue par les Ombres. Rapidement, elle doit se rendre à l'évidence : un esprit sombre et malfaiteur est à l'oeuvre.
Elle et son équipe vont le poursuivre sans relâche. La traque ne fait que commencer.
 
Un deuxième volume réussi...
 
Quelle joie de retrouver Rory après 1 an d'attente! (J'étais plus qu'impatiente ^^)
Après son affrontement avec l'Eventreur, d'étranges évènements vont la conduire à retourner à Londres. Tenue à l'écart de son ancienne équipe, une évolution de son don va peu à peu la replonger dans le passé. De nouveaux meurtres inexpliqués se produisent, il va falloir agir vite et bien. Mais l'ennemi n'est peut-être pas celui qu'on croit et Rory va devoir se montrée forte pour se reconstruire et faire face à de nouvelles pertes.

Là, je me suis encore plus régalée qu'avec le premier tome. L'action est plus soutenue, il y a un peu moins de longueurs. Le fait d'être encore bien imprégnée de l'ambiance de l'opus précédent m'a permis de ne pas être trop "larguée": j'avais vraiment été marquée par le tome 1.
Par contre surprise, la fin est très ouverte et nous laisse franchement sur notre faim. Déjà que tout s'accélère et qu'on ne s'attend absolument pas à... ça! (oui, je sais, vous voudriez savoir mais moi je ne spoile pas jamais!!!)
Je peux simplement vous dire que Rory va être plus hésitante et fragile que dans le précédent volet, que des sentiments confus vont être démêlés, qu'il y a du suspense, de l'action, de la romance (mais pas trop, en tout cas pas en premier plan toujours dans un respect de lecture mixte) et que le tome 3 promet d'être juste GÉNIAL!!! Bah alors, vous attendez quoi pour le lire???




vendredi 7 juin 2013

Le voyage de Mamily d'Agnès de Lestrade illustré par Charlotte Cottereau

Date de parution : 03/05/13
Éditeur : Balivernes (Éditions)
ISBN : 978-2-35067-078-2
Nb. de pages : 37 pages
Dimensions : 20,5 cm × 25,5 cm × 0,9 cm
Prix: 12€

Note: 5/5


Quatrième de couverture:

Mamily a oublié quelque chose, peut - être de coudre le bouton du pantalon de Papily ? Mais... Où est le bouton ?
 
 
 
Un album aussi doux que le miel...
 
Le voyage de Mamily a déjà comme gros point fort d'être écrit par l'une des plus talentueuse auteure d'album jeunesse: Agnès de Lestrade (voir interview ici).
Ce que j'aime plus que tout c'est la tendresse et la poésie qui se dégage du texte. Mamily est un personnage touchant. Assise dans sa cuisine, tout d'un coup elle a l'impression d'oublier quelque chose mais qu'est-ce que c'est?
 

Mamie a du brouillard dans la tête. En voyant le pantalon de Papily, elle pense avoir trouvé: il lui faut recoudre le bouton de ce pantalon. Mais voilà, impossible de le trouver. Dehors, le soleil brille, est-ce le bouton perdu? Mamily décide d'aller le chercher.


Les illustrations de Charlotte Cottereau sont très fines et légèrement mélancoliques. Elles sont emplies de douceur et d'authenticité. Elles accompagnent particulièrement bien le texte d'Agnès de Lestrade.
On ne sait pas vraiment ce qui se passe dans la tête de Mamily, il y a plusieurs niveaux de lecture possibles. Quel que soit le choix que l'on fait, cette petite Mamily nous promet un beau voyage. Quel plaisir de redécouvrir autrement le monde qui nous entoure: les couleurs, les parfums qui se dégagent de cet album... c'est assez magique. Je me suis tout simplement évadée avec cette petite mamie et j'ai beaucoup apprécié ce que j'ai découvert.
Une très belle lecture...
 
INFO+:  Le duo Agnès de Lestrade et Charlotte Cottereau est un binôme gagant puisqu'ensemble elles ont remporté le pris Chronos 2013 catégorie Maternelle-CP pour Les baisers de Cornélius leur précédent ouvrage édité chez Balivernes. Album également choisi pour faire partie de la sélection 2013-2014 du prix des Incorruptibles... On croise les doigts :)


mercredi 5 juin 2013

Le journal de Ruby Oliver (tome 1: l'amour avec un grand Z) de E. Lockhart

Date de parution : 17/05/13
Éditeur : Casterman
Collection : Casterman Poche
ISBN : 978-2-203-06245-0
Nb. de pages : 267 pages
Prix: 7.50€

Note: 3.5/5

Quatrième de couverture:

Ruby a quinze ans et un psy. Il faut dire qu'elle vient de vivre des moments difficiles. En effet, en dix jours, elle...
... a été abandonnée par son petit ami (le garçon n°13)
... a été abandonnée  par sa meilleure amie
... a bu sa première bière
... s'est fait surprendre par sa mère
... a fait un truc choquant et audacieux (avec le garçon n°15)
... s'est vu injustement attribuer le titre de "Reine des allumeuses".
Mais pourquoi Ruby donne-t-elle des numéros aux garçons? Pourquoi la considère-t-on comme une allumeuse?
La réponse est plus compliquée qu'il n'y paraît...
Drôle, subtil, touchant!
 
Une série très girly, idéale pour une lecture de vacances...
 
Si ce genre de romans n'est plus de mon âge (si, si il faut être honnête à un moment donné, même si ceux qui m'ont déjà croisée m'affirment que je ne fais pas mes 31, 20 ans emh, bon on ne va pas parler de moi passons), en toute franchise, je m'éclate toujours autant à les lire. Pourquoi? Parce qu'ils sont nécessaires pour apporter un peu de légèreté, de naïveté, de fraîcheur aux milieux de lectures plus "consistantes".
 
Ici, on (re)découvre Ruby Oliver*, une jeune fille de quinze ans qui semble au départ un peu paumée. Elle vient de se faire larguée par son copain, est considérée comme une allumeuse par tout le lycée, se sent comme une lépreuse et pour couronner le tout est depuis peu victime de grosses crises d'angoisse qui la conduisent chez une psy. Peu à peu, on découvre que les choses sont plus complexes qu'elles n'y paraissent et , on se demande si finalement Ruby n'est pas la plus saine d'esprit du livre...
 
J'ai bien aimé ce livre. Je ne vais tricher avec vous, je suis et je reste une vraie midinette dans l'âme. C'est efficace, c'est pas trop mal écrit. Je lui reprocherai peut-être quelques longueurs mais globalement c'est bon. J'ai deux autres tomes à découvrir et je ne vais pas me faire prier. C'est une lecture-détente qui fait du bien. Ruby est un personnage que je verrai très bien en téléfilm de l'après-midi (si cela est déjà fait je m'en excuse, je regarde peu la télévision, je préfère lire car rien ne bride mon imagination...).
Bref, vivement la suite...
 
* Pour les initiés, c'est une réédition du Journal d'une allumeuse publié en 2006 (que j'avais lu à l'époque et , entre nous, je trouvais le titre mal choisi aussi, je suis ravie de cette nouvelle "version"^^, et oui, j'ai débuté comme libraire jeunesse en 2005, souvenirs, souvenirs...)