samedi 27 avril 2013

La fille seule dans le vestiaire des garçons d'Hubert Ben Kemoun

SORTIE PRÉVUE LE 2 MAI 2013
A noter d'urgence dans vos agendas!
 
Éditeur: Flammarion
ISBN: 978-2-0812-8658-0
Nb. de pages: 218
Prix: 13€
 
Note: 5/5 ÉNORME COUP DE COEUR!!!

Quatrième de couverture:


Tout commence par un baiser, comme une chance, une promesse pour Marion. Une aubaine pour une jeune fille toujours si maladroite avec les garçons.
Mais ce baiser va faire de sa vie un enfer.
Peu à peu, la honte laisse toute la place à la rage, et Marion prépare sa vengeance. Sans réfléchir aux conséquences de ses actes...
 
Ce roman? Une claque...
 
Pfff, comme à chaque fois que je lis un romand d'Hubert Ben Kemoun, j'en prends plein le cœur. Mes émotions font le grand huit et je ne peux que dévorer ses romans.
La fille seule dans le vestiaire des garçons est cruel, est sans concession, est terriblement d'actualité.
Ce roman m'a cueillie, emportée avec lui. J'ai été très touchée par le personnage de Marion car il est extrêmement facile de s'identifier à elle.
 
Marion est une jeune fille somme toute banale au premier abord. Ce n'est pas une "it girl", elle est solitaire. Sa guitare, un carnet où elle note ses pensées (poèmes, chansons etc.) et son petit frère sont ses seuls "confidents" (exutoires?). Son père est parti laissant sa mère dans un sale état et depuis ce départ dont elle ne se remet pas, Marion pense que tous les garçons se ressemblent; aussi s'applique-t-elle à mettre le plus de distance possible entre elle et eux. Mais depuis quelques temps, Enzo lui tourne autour, se fait de plus en plus insistant. Marion le repousse et puis un jour ça dérape. Enzo va alors revenir à la charge et commettre une terrible erreur avec la jeune fille... qui n'aura alors pour but que la vengeance. Une vengeance irraisonnée, déraisonnable dont les conséquences risquent de faire grand bruit...
 
Marion m'a beaucoup émue. Quel talent à Hubert Ben Kemoun pour dépeindre les émotions adolescentes! Les personnages de ses romans sont complexes et il est impossible de ne pas faire d'empathie. Je suis donc passée par toutes les émotions possibles: agacement, espoir, tristesse, déception, colère... A tout moment le roman peut basculer... Parfois j'étais en apnée: non ce n'était pas possible, cela ne pouvait pas arriver... Bref, j'étais prise au piège de cette lecture jusqu'au point final!
J'ai tout aimé, le rythme, le sujet, les personnages... la musique aussi parce qu'elle prend tout son sens.
Je vous recommande vivement ce livre!!!
 
Voir les autres chroniques de quelques livres d'Hubert Ben Kemoun:
 
- Juste une erreur (pour moi, un incontournable!)
- Seuls en enfer! (au suspense diabolique...)
- Les bouteilles à la mer (un album magnifique pour les plus jeunes, dès 5 ans)
- Ton livre à écrire (pour tous les enfants qui rêvent de devenir écrivains)
 
 
Bonus: Quelque mots de l'auteur à propos du La fille seule dans le vestiaire des garçons:
 
« Sur la vidéo du concert de la chanteuse Adèle au Royal Albert Hall de Londres (2012) que 8 millions d’internautes ont visionné, la communion avec le public est impressionnante. On y voit des spectateurs heureux, autant de la prouesse de la chanteuse, que de ce qu’ils sont en train de vivre ensemble. Et parmi eux, l’espace d’une seconde, on voit une adolescente, le nez levé vers le ciel du théâtre d’où descendent en pluie, des bandelettes de papiers dorés baptisant le public de la rock star.
Cette adolescente c’est « ma » Marion !
Pas seulement une fan, mais une musicienne de talent. Douée à outrance pour chanter et jouer de la guitare, enragée et capable de prouesses au conservatoire, mais absolument incapable de savoir « lire » et comprendre les garçons, depuis que la plus violente des trahisons a dévasté sa famille.
C’est cela ce roman, je crois, l’histoire d’une rêveuse qui regarde, heureuse, des papillons voler au-dessus de sa tête, qui se croit en croisière pour le paradis et qui se retrouve piégée dans un enfer moderne par un traître et ses complices. Mais ici ma rêveuse se bat et se venge, à la mesure de son affront. Son dégoût et sa hargne, sa peur et sa détresse se mêlent pour devenir rage, une rage dévastatrice.
Elle en sortira vivante, plus vivante qu’un joli papillon doré, et à l’avenir bien plus long et bien plus prometteur que jamais. » HUBERT BEN KEMOUN 2013.
 
A propos de son métier d'auteur:
 
J’écris des livres en littérature jeunesse depuis près de 20 ans. Pour des enfants à partir de 3 ou 4 ans jusqu’à des beaucoup, beaucoup plus grands. A mon sens rien n’est plus passionnant que ce vaste territoire de l’enfance ou de l’adolescence pour un auteur.
L’adolescence est un gigantesque continent, fait d’interdits et de possibles, de hantises et de transformations aussi fulgurantes les unes que les autres. Les imaginaires y sont préservés, les désirs parsemés d’autant de doutes que de certitudes absolues, les apprentissages y sont plus fondateurs que jamais. Et tous ces sentiments s’y vivent de façon solitaire ou en groupe… en tribu.
Dans Blues en noir (l’univers de la musique et de la gloire, la notion de vengeance et de dépression), dans La Gazelle (le dépassement de soi et la confrontation à la plus grande solitude) et dans Seuls en enfer (la galère et le basculement hypothétique de la vie), mes personnages vont vivre en quelques semaines, quelques jours, quelques heures un moment dont ils sortiront transformés à jamais. Eux ne cherchent pas à sauver le monde, mais juste leur peau, leur avenir ou leur dignité, et entre la première page et la dernière, ils auront vécu une étape dont ils pourraient dire : « Après cette histoire, rien n’a plus jamais été comme avant ! ».
Cela pourrait sembler peu de chose, et en même temps, rien, absolument rien n’est plus essentiel. Pour les personnages… comme pour les lecteurs.
Hubert Ben Kemoun. 31 décembre 2012

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