samedi 8 février 2014

La tête de l'emploi de David Foenkinos

Date de parution : 08/01/14
Éditeur : J'ai lu
ISBN : 978-2-290-07744-3
Nb. de pages : 285 pages
Prix: 13.50€


Note: 5/5 Coup de cœur!
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Quatrième de couverture:

A 50 ans, Bernard se voyait bien parti pour mener la même vie tranquille jusqu'à la fin de ses jours. Mais parfois l'existence réserve des surprises... De catastrophe en loi des séries, l'effet domino peut balayer en un clin d'œil le château de cartes de nos certitudes. Et le moins que l'on puisse dire est que cet homme ordinaire, sympathique au demeurant, n'était pas armé pour affronter ce qui l'attendait.
Buster Keaton post-moderne, il va devoir traverser ce roman drôle et mélancolique pour tenter de retrouver sa place dans un monde en crise.
  
 
Un héros très attachant, un roman qui se dévore...
 
Bernard est un quinquagénaire tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Marié, père d'une jeune femme de 20 ans, il est conseiller financier et coule une vie paisible et sans encombre. Cependant, un jour, un grain de sable venu d'on ne sait où vient enrailler ce quotidien bien huilé.
Sa fille quitte la maison pour aller vivre à l'étranger, sa femme le trouve distant, la crise guette et les ennuis pleuvent, au point de devoir retourner vivre... chez ses parents.
Du jour au lendemain, Bernard va devoir repartir de zéro, ce qui n'était pas du tout prévu au programme.
Une fois qu'on a touché le fond, il faut trouver la force de taper du pied, Bernard aura-t-il cette force en lui? La crise sera-t-elle passagère?
 
Un roman emprunt d'une tendre mélancolie. Je me suis beaucoup attachée au personnage bien que n'ayant rien en commun avec lui. J'adore l'écriture de David Foenkinos car c'est un auteur qui se met au service de ses livres, et donc de ses lecteurs, et non pas l'inverse. Une écriture fluide, accessible, agréable. Un roman où l'on sent le profond attachement de l'auteur pour son personnage principal, qu'il ne ménage pourtant pas.
Bernard est un personnage très crédible. Pour chaque étape de sa "descente au enfer", je me disais: "non mais ce n'est pas possible, le pauvre", on se demande quand la série noire va s'arrêter. Bernard est si "simple", "nature", il n'est pas intrépide, il est prévisible, ne sait pas dialoguer avec ses semblables, n'arrive pas à s'imposer, à dire le fond de sa pensée. C'est un être plutôt passif mais sans être faible pour autant. Les mots sont juste "coincés" en dedans et c'est ce qui le rend si attachant.
Vous l'aurez compris, j'ai eu un véritable coup de cœur pour ce livre!

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